David, les femmes et la mort - Judith Vanistendael (Ed. Le Lombard)
De l’aquarelle et un traitement de la mort qui fout un coup de poing dans le ventre.
David est le père de Miriam, la trentaine, et de Tamar, 9 ans. Il est aussi le mari de Paula. Miriam a une fille dont le père est absent : Louise. A Berlin, cette famille essaye de survivre à la maladie grandissante de David. A chaque chapitre, un personnage encaisse l’évolution de la tumeur de David, une tumeur au larynx : Tamar part en vacances avec son père alors qu’il est déjà diminué, sa femme, Paula, artiste, le représente sous forme de squelette, Miriam tente de se rapprocher. Rien de larmoyant, des moments ordinaires à l’hôpital, à la maison, et des planches, des aquarelles précises aux couleurs splendides.
Entrecoupés de poèmes et de textes tirés d’oeuvres d’auteurs étrangers, les chapitres déclinent des cases qui disparaissent souvent au profit de représentations de la mort époustouflantes. La trame de l’histoire se déroule toute seule de moments flottants en histoires bien concrètes (le corps épuisé par la maladie, l’abandon), et au coeur de l’histoire, les relations entre mère, soeurs, filles.